La Direction générale des impôts (DGI) veut à travers cette démarche, se doter d’une administration fiscale moderne et performante au service des contribuables. C’est l’une des grandes résolutions assorties des travaux de son conseil de direction 2026, tenus les 21, 22, 23 mai, à Bamako.
Les travaux du conseil de direction de la Direction générale des impôts (DGI) ont réuni cette année responsables, cadres et agents des services des impôts du district de Bamako et des régions, responsables des services rattachés, représentants des sections syndicales et partenaires techniques et financiers.
Ensemble, ils se sont penchés sur plusieurs questions touchant à l’avenir de la structure : la modernisation de la DGI, la digitalisation de ses outils, l’élargissement de l’assiette fiscale passant par la sécurisation des recettes.
Durant les trois jours d’assises, le conseil de direction des impôts a aussi ouvert les débats sur la stratégie 2026 -2030 de la DGI, le contrôle fiscal 2025, la formation continue des agents face à la fiscalisation des nouvelles économies, la création des brigades spéciales de recouvrement et ainsi que sur la poursuite de la promotion du civisme.
Ces assises n’étaient pas qu’un lieu de discussions, mais de décisions aux dires du directeur général des impôts, Hamadou Fall Dianka.
Dans son discours de clôture des travaux, le directeur général a exprimé sa satisfaction de voir émerger un consensus fort sur de nombreux de points cristaux abordés par les participants au cours des travaux. Il s’agit, entre autres, de la réduction de la période de stabilité du régime fiscal dans le nouveau code minier, de l’opérationnalisation des Brigades dédiées aux sociétés minières et l’institution de la facture électronique et l’uniformisation des procédures de gestion dans toutes les structures opérationnelles.
Intervenu à la suite du directeur général, le représentant du ministre d’Etat, ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed B. Traoré, a salué la qualité des échanges de ces jours. Il a ensuite rappelé l’ambition du département pour l’Agenda 2063. Il vise, selon lui, à contribuer au développement du Mali tout en lui donnant les moyens de sa souveraineté. Ce défi est bien réalisable, est convaincu le représentant du ministre d’Etat « Avec le Programme national de transition fiscale, les recettes fiscales augmenteraient en moyenne annuelle de 15 % contre 10,3% dans un scénario à politique inchangée. Ainsi, le taux de pression fiscale atteindrait en moyenne 15,5 % sur la période 2024-2033, avant d’atteindre l’objectif de 20% à l’horizon 2030. Un défi qui, j’en suis convaincu, n’est pas au-dessus de vos forces », a-t-il conclu.
Au cœur des perspectives dévoilées par le directeur général des impôts lors du conseil y figurent en bonne place l’opérationnalisation de la stratégie 2026 -2030 de la DGI et le projet de Code général des impôts refondé. Le premier document sera « mis en œuvre dans un bref délai. Le second sera validé très prochainement », a déclaré son directeur général évaluant les défis qui se tailleront à cette vaste réforme. Pour lui, « les défis à venir sont ambitieux, notamment la facture électronique, le renforcement de la digitalisation de l’administration fiscale, mais l’administration fiscale ne ménagera aucun effort pour que ce soit une réalité ».
Kadiatou Mouyi Doumbia
Source: Mali-Tribune

