Après quinze mois d’une crise diplomatique nourrie par des divergences sur la gestion de la crise sahélienne, l’Algérie et le Mali viennent d’acter la normalisation de leurs relations bilatérales. Ce tournant majeur, selon plusieurs sources médiatiques et diplomatiques, résulte à la fois de l’influence stratégique de la Russie et de la solidarité affichée par les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le lundi 20 juillet 2026, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu en audience Kamal Retieb, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Cette rencontre intervient après la décision conjointe des deux capitales de rappeler leurs ambassadeurs respectifs à leur poste, signe tangible de la volonté de renouer le dialogue.
Dans une note officielle, le ministère malien des Affaires étrangères a qualifié cette visite de « courtoisie », inscrite dans le cadre de la redynamisation des relations de coopération et d’amitié entre Bamako et Alger. Ce geste diplomatique marque une étape importante dans la réconciliation entre les deux pays, longtemps liés par une histoire de voisinage et de solidarité régionale.
Selon des sources diplomatiques, l’ambassadeur du Mali à Alger, récemment réinstallé dans ses fonctions, sera prochainement reçu par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf. Cette rencontre devrait confirmer la volonté des deux États de tourner la page des tensions et de relancer une coopération bilatérale dans des domaines stratégiques, notamment la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et le développement économique.
Ousmane Mahamane
Source: Mali-Tribune

