La dignité, l’estime de soi et fraternité sont les leçons de vie qu’on peut retenir après la grève des syndicats signataires du 15 octobre 2016. Le gouvernement a sanctionnée cette par une retenue sur les salaires des enseignants. La période n’a pas semblé du tout facile pour les enseignants maliens. Par contre pour pouvoir surmonter cette étape, tous les enseignants du Mali sont resté calmes et solidaires.
Au mali être un fonctionnaire d’Etat est synonyme de richard dans la société notamment dans les zones rurales. En milieu urbaine beaucoup d’enseignant en difficulté ont la possibilité de gagner facilement via d’autres activités ou le soutien des proches par rapport à ceux vivant en zones rurales.
Ce manque de salaire a beaucoup impacté négativement la vie des enseignants et leur famille. Ces impacts sont d’ordre résidentiel, alimentaire et sanitaire. Beaucoup d’enseignant ont été chassé de leur maison par faute de non-paiement de loyer. D’autres ont subis des décès terribles par manque de moyen pour payer l’ordonnance.
Avant de devenir enseignants beaucoup sont d’abord des chefs de famille et cette suspension des salaires est tombée tout juste au moment d’une crise sanitaire qui a mis fin à plusieurs activités et le début du mois de ramadan.
Subvenir aux dépenses du mois de ramadan a toujours coûté avec la hausse des prix des produits alimentaires. Quand le chef de famille n’a rien dans les poches, il offre difficilement à manger à ses enfants et épouses. Sans la solidarité entre les enseignants, beaucoup d’enfants auraient été victimes de l’insécurité alimentaire. En voulant sanctionner les enseignants on risquait de faire taire aux droits des enfants maliens.

