Close-up of a brown eye with visible eyelashes and blood vessels

SANTÉ:« Apollo » : les bons réflexes face à l’œil rouge

Rougeurs, larmoiements, sensation de sable dans les yeux et paupières collées au réveil : la conjonctivite infectieuse, communément appelée « Apollo », peut se transmettre rapidement. Des gestes d’hygiène simples permettent de limiter la contamination, tandis que certains symptômes nécessitent une consultation rapide.

Un œil qui rougit, qui pleure et que l’on ne peut s’empêcher de frotter : les manifestations de l’« Apollo », connu localement sous le nom d’« Apolo gnê dimi », sont particulièrement gênantes. Derrière cette appellation populaire se trouve une conjonctivite, une inflammation de la fine membrane qui recouvre le blanc de l’œil et tapisse l’intérieur des paupières.

Selon le Dr Mamadou Sow, les signes à surveiller comprennent notamment une rougeur des yeux, une sensation de corps étranger, des larmoiements et des écoulements pouvant coller les paupières au réveil. Ces manifestations peuvent toucher un œil, puis l’autre. Toutefois, tout œil rouge n’est pas nécessairement infectieux : une allergie ou une irritation peut également provoquer une conjonctivite.

Les formes virales et bactériennes sont contagieuses. Les mains souillées par les sécrétions oculaires et le partage d’objets personnels peuvent faciliter leur transmission, notamment au sein des familles et des collectivités.

Pour limiter ce risque, le Dr Mamadou Sow recommande de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, d’éviter de se frotter les yeux et de ne pas partager les serviettes, les gants de toilette, les taies d’oreiller ou les produits de maquillage. Les flacons de collyre doivent également rester strictement personnels. Ces précautions concernent autant la personne atteinte que son entourage.

Éviter les traitements au hasard

Face à un œil rouge, utiliser le collyre d’un proche ou reprendre une ancienne ordonnance ne constitue pas une réponse adaptée. Le traitement dépend de la cause de l’affection. Les antibiotiques, notamment, n’agissent pas sur les virus et ne sont donc pas systématiquement nécessaires.

Un professionnel de santé peut déterminer la conduite à tenir selon les symptômes et leur évolution. Une douleur oculaire, une forte sensibilité à la lumière, une baisse de la vision ou une rougeur intense doivent conduire à consulter rapidement. Il en va de même lorsque les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas.

La prévention repose ainsi sur des habitudes accessibles à tous et sur une attention particulière aux signes d’alerte. Sans céder à la panique, chacun peut contribuer à limiter la transmission : garder les mains propres, réserver ses affaires de toilette à son usage personnel et demander un avis médical lorsque la situation l’exige.

Ibrahima Ndiaye

Source: Mali-Tribune

Laisser un commentaire