ENTREPRISES MALIENNES: Une charte pour renforcer la compétitivité

Le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) a servi de cadre, le lundi 29 juin dernier, à la cérémonie officielle de signature de la Charte des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME). Présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, cette initiative marque une nouvelle étape dans la structuration du dialogue public-privé et dans la promotion d’un environnement plus favorable au développement des entreprises maliennes.

Aux côtés du ministre, les principaux responsables des organisations représentatives du secteur privé ont apposé leur signature au bas du document. Il s’agit de Mossadeck Bally, président du Conseil national du Patronat du Mali (CNPM), de Madiou Simpara, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim), de Fousséni Togola, président de la Chambre des Mines du Mali, de Sanoussi Bouya Sylla, président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (Apcam), et de Mamadou Minkoro Traoré, président de l’Assemblée permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM).

Cette mobilisation des principales organisations patronales illustre la volonté commune de l’État et du secteur privé d’instaurer un cadre de référence partagé pour accompagner les micros, petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu économique national et représentent un important vivier d’emplois et de création de richesse.

La Charte des MPME établit les critères permettant à une entreprise d’obtenir officiellement le statut de micro, petite ou moyenne entreprise. Elle définit également les principes qui régissent les relations entre l’État et les opérateurs économiques, dans une logique de partenariat fondée sur la confiance, la transparence et la responsabilité.

Le texte prévoit un ensemble de mesures destinées à améliorer la compétitivité des MPME. Il s’agit notamment de faciliter leur accès au financement, d’améliorer leur environnement fiscal, de renforcer les dispositifs de formation, de favoriser leur accès aux marchés publics, de développer les mécanismes d’accompagnement technique et d’encourager l’innovation ainsi que la modernisation des entreprises.

En contrepartie de ces mesures d’appui, la Charte rappelle les engagements attendus des entreprises bénéficiaires. Celles-ci devront notamment respecter les règles de bonne gouvernance, se conformer à leurs obligations fiscales, tenir une comptabilité régulière et honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires et de l’administration.

Au-delà de sa portée réglementaire, cette Charte constitue un instrument stratégique pour la formalisation de l’économie et le renforcement du secteur privé national. Elle offre aux MPME un cadre plus lisible pour accéder aux dispositifs publics de soutien, tout en consolidant les bases d’un dialogue durable entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques.

La cérémonie, organisée dans les locaux rénovés du Conseil national du Patronat du Mali, a également été l’occasion de saluer les efforts de modernisation entrepris par l’organisation patronale. Cette rénovation symbolise la volonté du secteur privé malien de poursuivre sa dynamique de développement et de contribuer davantage à la relance économique du pays.

Alexis Kalambry

Source: Mali-Tribune

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