Le samedi, 25 avril, tôt le matin, notre pays se trouvait sous les feux croisés de groupes armés instrumentalisés par des sponsors bien connus à des fins de déstabilisation. Ces évènements tragiques d’une gravité indicible ont malheureusement débouché sur la mort de notre Ministre d’Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants.
Que dieu l’accueille dans son paradis. On ne saurait dire assez combien la disparition du Général Sadio Camara, cet Officier valeureux, pétri de vertus, a endeuillé toute la nation malienne. Mais, au grand dommage de ceux qui ont commandité cet acte odieux, lâche et barbare, la mort du Général Sadio Camara ne fera que renforcer la résilience, le patriotisme et l’esprit de solidarité de notre peuple ; elle ne fera qu’accroitre la détermination de nos braves soldats déjà motivés pour défendre la patrie dans l’unité et la cohésion. Le professionnalisme, le sérieux et l’engagement patriotique du général Camara seront leur repère.
Quand j’ai suivi un débat organisé par un médiat étranger sur les évènements survenus au Mali, j’ai vu un compatriote venu prêter main forte à ceux qui sont braqués contre notre pays. Je ne suis pas sûr que cette convergence de circonstance fasse long feu. Un malien a beau être momentanément en désespoir de cause, il n’aura que le Mali comme patrie. Concernant la tendance à laquelle certains de nos compatriotes croient devoir s’inféoder, elle est tenue, on le sait bien, par les adeptes de Malthus, cet économiste anglais tristement célèbre.
Malthus et les malthusiens considèrent nous autres africains comme des indignes créatures ; des sous hommes qui ne sont dignes de vivre que pour constituer leurs nourritures. Contre nous, ils sont toujours prêts à mettre en œuvre leur intention funeste. Malgré les beaux discours et les larmes de crocodile (je rappelle ici que le crocodile verse des larmes avant de dévorer sa proie), ils envisagent constamment pour nous les trois cavaliers de l’apocalypse malthusien : la faim, la maladie et la guerre. Certains de nos compatriotes égarés qu’ils achètent veulent les aider à faire croire qu’on est mal gouverné, terrorisé par nos dirigeants.
Voyons de près. Le crime de nos dirigeants, ces braves officiers patriotes, est d’avoir engagé leurs peuples dans la voie de la souveraineté. Même si tout n’est pas parfait, même si tout n’est pas perfectible du tic au tac, nous devons rester soudés entre nous, soudés à nos dirigeants, les orienter, les conseiller, les interpeler s’ils se trompent. Voyons de près. Chez nos prédateurs qui ne cessent de s’ériger en donneurs de leçons, les indicateurs sociaux sont loin d’être reluisants. Et pourtant ils jettent un voile complaisant sur les tableaux sombres de la gouvernance de leurs pays pour venir s’apitoyer sur notre sort.
S’ils sont des médecins qu’ils se guérissent eux-mêmes là-bas ! Qu’ils nous laissent en paix ! Le monde va mal et ce n’est pas étonnant. Un grand penseur écrivait, je cite : « la vérité est opprimée et le crime impuni sur la terre », fin de citation. Je m’arrête ici en adressant une pensée pieuse aux innombrables victimes innocentes de la cupidité, de l’injustice et l’hégémonisme des hommes. Que Dieu accueille dans son paradis tous les martyrs.
On a coutume de dire, je cite : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Nous autres croyants partageons entièrement cette maxime, à la différence que pour nous, le plus fort c’est notre créateur. Le dieu omniscient et omnipotent. Gloire à lui. En retournant à l’AES et au Mali, j’exhorte nos vaillants peuples et nos braves soldats à plus de vigilance , à plus de résilience, à la solidarité sans faille. Ensemble, nous vaincrons. Que nos partenaires sincères (en particulier la Russie) soient vivement remerciés.
Elhadj Drissa Doumbia
Ecrivain domicilié à Yirimadio Bamako
Source: Mali-Tribune

