Dans son communiqué publié hier 5 avril 2023, la commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a adressé ses félicitations au gouvernement pour la ténue, du 17 février au 17 mars 2023, de la session spéciale de la Cour d’Assises de Kayes sur les dossiers relatifs à la pratique de l’esclavage par ascendance.
Le président de la la commission nationale des droits de l’Homme, Aguibou Bouaré a déclaré que cette session est une avancée significative en matière de lutte contre l’impunité en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance.
Selon les informations rapportées, cette cour d’Assises de Kayes a condamné le 27 Février dernier 7 personnes à la peine de mort. L’une parmi eux a écopé d’une peine d’emprisonnement de 5 ans et ils sont tous poursuivis pour des crimes liées à la pratique de l’esclavage par ascendance dans les régions de Kayes, Kita et Nioro.
Le président Aguibou Bouaré, satisfait de ces sanctions infligées aux dits coupables, a exhorté les autorités à multiplier de pareilles initiatives. Il a invité surtout le gouvernement au respect de ses engagements à protéger les droits humains, à lutter efficacement contre l’esclavage par ascendance et à initier rapidement un dialogue inclusif pour la résolution durable de cette question.
Comme son mandat l’y oblige, l’institution des droits humains a rassuré les populations nationales et internationales qu’elle suit de près la situation des droits de l’Homme en général et en particulier les questions de l’esclavage par ascendance.
Il faut noter par là que les efforts de la CNDH sont plus que jamais salués par le gouvernement et les organisations internationales. En marge de l’assemblée annuelle 2023 de l’Alliance Mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (GANHRI), la CNDH a reçu solennellement son accréditation au Statut « A » qui constitue un gage de légitimité, de crédibilité et d’indépendance.
Depuis 5 ans, la commission nationale des droits de l’Homme a pour vocation spéciale de militer contre les violations et atteintes aux droits humains en lien avec l’esclavage par ascendance et les pratiques assimilées. Elle a publié un rapport sur ces questions en 2022 et a formulé des recommandations pertinentes à l’attention des autorités notamment une stratégie de lutte axée sur la sensibilisation, le plaidoyer, la répression, le cas échéant, de toute infraction en lien avec cette atteinte à la dignité humaine.
Fatoumata Kané

