Libération des 11 leaders politiques

Libération des 11 Leaders Politiques au Mali : Appel Urgent!

Hier 20 novembre 2024, la Maison de la presse a servi de cadre pour les parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 qui ont uni leur voix à travers une conférence de presse pour demander la libération de leurs camarades, détenus depuis le 24 juin 2024. 

Cinq mois soit 153 jours, il est clair que ces arrestations ont eu un impact sur le climat politique au Mali. Malgré leurs nombreuses actions diplomatiques, politiques et sociales, les parties signataires de la déclaration du 31 mars regrettent de voir leur demande de mise en liberté rejetée par la Cour d’Appel, le 12 novembre 2024.

Accusés de tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, de trouble à l’ordre public, et d’opposition à l’exercice de l’autorité légitime, ces 11 leaders politiques ont été arrêtés lors d’une réunion dans un domicile privé le 20 juin et placés sous mandat de dépôt le 24 juin 2024.  

«Cette situation fait suite à un appel incompréhensible du parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune V de Bamako, opposé à l’ordonnance de mise en liberté conditionnelle prononcée par le juge d’instruction en leur faveur. Pourtant, en tenant la réunion, nos camarades n’ont enfreint aucun décret ni aucune loi. Ils n’ont absolument pas violé le décret, qui se réfère à l’ordonnance du 28 mars 1958 et dont le champ d’action exclut explicitement les réunions privées» a expliqué Amadou Koita, Ancien Ministre, porte parole de l’Alliance des parties signataires de la déclaration du 31 mars. 

Au cours de cette conférence, ils ont souligné l’urgence de la situation et l’impact de ces détentions sur le processus démocratique.

«Leur seul tort, c’est de s’être battus pour la démocratie chèrement acquise par le peuple malien et pour le retour à l’ordre constitutionnel» a ajouté le porte parole.

L’implication des facilitateurs sociaux représentait pour eux un moyen de maintien de la paix sociale et de l’apaisement du climat politique national.

Ainsi ils lancent un appel aux Autorités de la Transition, pour qu’elles libèrent dans les meilleurs délais tous les détenus politiques, leurs 11 camarades en plus de Ras Bath, Rose la vie chère, Étienne Fakaba Sissoko, Ben le Cerveau, Clément, Issa Kaou N’Djim. Ils dénoncent l’instrumentalisation politique de la Haute Autorité de la Communication (HAC) dans ses missions de régulation du secteur de l’information et de la communication. Ils dénoncent la lenteur dans la gestion de ces dossiers judiciaires. 

L’Alliance des parties signataires déclarent ceci: «Les parties déplorent que pendant que les voix dissidentes sont étouffées, la situation sécuritaire au Mali se détériore davantage, marquée par des attaques terroristes récentes dans le centre du pays, notamment à Bandiagara. Parallélement, la misère s’abat sur les ménages et les entreprises, exacerbée par la crise énergétique, toute chose qui obscurcit l’horizon économique du Mali. Les coupures d’électricité fréquentes et l’absence de solutions durables plongent le pays dans une incertitude totale quant à son avenir».

Fatoumata Kané

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