Les propos insolents, les pratiques sensationnalistes et la diffusion d’informations tronquées sont à bannir. Lors d’un atelier de formation sur la cybercriminalité organisé par une organisation dénommée “Forsat civile”, le procureur de la commune 4 du District de Bamako, M.Idrissa H Touré a clarifié les Hommes de média sur les types d’infractions sur internet et les textes législatifs en vigueur applicables.
D’après les explications du procureur Idrissa Touré, de la commune 4, les professionnels de média sont soumis à différentes législations qui s’appliquent selon l’infraction, son lieu et son contexte. Il a cité le code pénal, la loi sur la cybercriminalité et la loi sur le régime de presse et délit de presse en précisant que les journalistes sont jugés par la loi sur les délits de presse, même lorsqu’ils publient des contenus en ligne.
Il reconnaît que la liberté d’expression et la liberté de la presse sont les piliers de la démocratie et soutient que celles-ci sont protégées et garanties par les dispositifs législatifs en place. Et c’est la raison de la création de ces textes de loi.
Dans ses propos, il a exhorté les journalistes à traiter l’information de manière responsable, dans le but d’informer, d’éduquer, de former et de sensibiliser le public.
«Selon l’article 54 de la loi sur la cybercriminalité, tout délit de presse commis sur Internet est soumis à une prescription de 3 mois à partir de sa mise en ligne ou de sa mise à disposition du public. Il a souligné que la loi distingue les infractions commises dans le monde physique et celles exclusivement dans le cyberespace, avec des conséquences juridiques différentes» a-t-il informé.

Pour y échapper, le procureur Touré est revenu sur les devoirs du journaliste, déjà dictés par l’éthique et la déontologie du métier qui est la vérification de la véracité des faits.
Il a mis en garde contre la diffusion des vidéos compromettantes sur le cyberespace, qui sont le plus souvent véhiculées par de tierce personnes.
Pour l’unité nationale, la cohésion sociale et l’intégrité territoriale, il a déconseillé tout abus des libertés d’expressions et d’informations en invitant à la prudence et à la responsabilité.
Il estime que surveiller les langages en public, peut préserver les valeurs fondamentales et éviter les comportements violents ou les atteintes à l’ordre public.
A son avis les critiques et les vérités peuvent être exprimées de manière constructive et respectueuse et que c’est important de promouvoir le respect mutuel entre les citoyens et les institutions.
Fatoumata Kané

