JUSTICE ET DROITS DE L’HOMME : VERS UNE EXEMPLARITÉ AU MALI

Des actions concrètes se posent et d’autres se pointent à l’horizon pour l’opérationnalisation de la Loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice (LOPSJ 2020-2024). C’est dans ce cadre que se tient présentement  l’Atelier-Retraite de suivi et de planification à Ségou. Durant cinq jours de réflexion, du 19 au 23 février 2023, une cinquantaine de cadres se sont réunis pour débattre des perspectives d’évolution du système judiciaire malien en vue de garantir une justice équitable.

Cette importante réunion qui s’est déroulée en présence des autorités régionales, en l’occurrence le gouverneur, le maire de Ségou et les services centraux, est une initiative stratégique pour la refondation du secteur judiciaire du Mali. Elle est l’une des activités phares réalisées dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice (LOPSJ 2020-2024). Présidée par le ministre de la justice, des droits de l’homme et garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, il a cité des avancées durant l’année 2023.

« La création de certaines structures, notamment le pôle national économique et financier ; le pôle national de lutte contre la cybercriminalité ; la relecture de certains textes majeurs, notamment le code pénal et le code de procédure pénale ; le recrutement de 200 auditeurs de justice ; 125 surveillants de prisons et 120 greffiers en chef. Des avancées remarquables ont été enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de la carte judiciaire avec l’opérationnalisation d’une dizaine de tribunaux d’instance et de la cour administrative d’appel de Bamako » a-t-il informé.  

Au-delà de ces informations fournies par le ministre, ses collègues ont énuméré des formations organisées à l’intention de 194 acteurs de la justice, dont 45 femmes en management de juridiction, informatique en communication judiciaire, droits de l’homme, gestion de foncier agricole et l’assistance juridique et judiciaire pour 94 dossiers des détenus provisoires dans les maisons d’arrêt et de survivants de violences basées sur le genre de Mopti. 

Certains acteurs de la société civile sur le lieu ont encouragé ces progrès tout en exhortant le département de la Justice et ses partenaires à persévérer dans cette démarche. Ils ont aussi invité les acteurs à améliorer la qualité du service public de la justice.

Fatoumata Kané

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