Installé pour l’instauration de la paix et la réconciliation nationale, le comité du Dialogue Inter-Malien a expliqué ses processus face à la presse ce mardi 20 février 2023. Après cette première activité, il procédera le 26 février prochain au lancement de son atelier pour examiner et valider les termes de référence.
Comment parler entre maliens sans armes pour le développement endogène du pays ? Voici l’interrogation à laquelle le président du Comité invite les citoyens à apporter des réponses claires et concrètes.
Le président du comité du Dialogue Inter-Malien, Ousmane Issoufi Maiga a affirmé qu’il y aura des innovations dans ce dialogue, contrairement à de multiples antérieurs qui induit le pays dans l’indécision. Il a précisé que l’ensemble des maliens se retrouvera cette fois-ci, autour de l’essentiel qui est la recherche de la paix et de la réconciliation nationale.
«Tout ce qui fâche sera dit dans la convivialité, dans le respect, sans que les gens s’insultent. Il faut avoir un débat civilisé, un débat d’Homme responsable. Et on va dans toutes les communes, à l’intérieur du pays et à l’extérieur» a-t-il ajouté.
Il a salué l’initiative des autorités de la transition pour la mise en place de ce comité à la demande des maliens et des maliennes qui est pour lui une occasion de propositions de solutions de sortie de crise.
«Nous allons tourner la page de ce moment difficile, de ce moment de crise pour revenir autour de la table, sur l’arbre à palabre, dans le vestibule pour échanger et dire la vérité les yeux dans les yeux et demander pardon des uns aux autres. On demande aux maliens de se mettre au travail », rassura le président du comité.
Il a rappelé les difficultés actuelles du pays et qui pèsent sur les maliens. Il a informé que le plan d’action de ce dialogue sera défini par les maliens car des résolutions et des recommandations seront mises à la disposition des autorités de la Transition qui décideront de la phase d’application.
Nous rappelons que ce Dialogue Inter-Malien est composé d’une centaine de membres, dont les représentants de chaque couche de la société ressortissants des 19 régions, du districts de Bamako et des maliens de l’extérieur.
Fatoumata Kané

