Hier, 5 février 2024, le comité de dialogue exclusivement malien a été établi. L’objectif est de promouvoir l’intégration et la participation de tous les acteurs afin de poser les fondations d’un nouveau pacte social et politique qui soit en accord avec la diversité et les besoins des populations. Tous les acteurs maliens devraient figurer, y compris les groupes armés, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses et coutumières, à se joindre à ce processus, qui devrait aboutir à la tenue d’élections générales en 2025. De nombreux partis politiques et acteurs dénoncent n’avoir pas été consultés.
Présidé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, le comité de pilotage du dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale comprend 140 membres représentant divers secteurs tels que les forces armées maliennes, la magistrature, le barreau malien, les partis politiques, la presse, les arts et la culture, les confessions religieuses, les organisations de la société civile, les associations communautaires et le secteur privé.
La création de ce comité représentait pour le chef de la transition, Assimi Goita, une urgente nécessité, car il a affirmé que l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger était devenu un fond de commerce pour certains acteurs et un moyen de prolonger la souffrance de la population.
« Nous avons décidé de créer les conditions d’un dialogue entre les filles et les fils du pays conduit par eux-mêmes en vue de restaurer la paix, de consolider l’unité nationale et de raviver le vivre ensemble », a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler que la formation de ce comité a eu lieu après que le Mali ait rejeté l’accord pour la paix et la réconciliation conclu par le processus d’Alger en raison de son « inapplicabilité ».
Le président du comité, dont les décisions sont prises par consensus, rend compte de ses activités au Chef de l’Etat.
Selon le décret de création, le comité de pilotage élabore les termes de référence du dialogue et les soumet à la validation d’un atelier national, assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités du dialogue à l’intérieur et à l’extérieur du pays, conçoit et surveille la mise en œuvre du plan de communication et élabore le rapport final du dialogue et le rapport d’exécution de sa mission.
Le budget national est utilisé pour financer le fonctionnement dudit comité, qui accorde des avantages et des primes forfaitaires à ses membres, conformément à un décret du Président de la transition.
Fatoumata Kané

