Candidats au DEF 2023

Examen du Diplôme d’Études Fondamentales 2023 :Un démarrage dans le calme et la sérénité

Hier, lundi 22 mai 2023, les épreuves du diplôme d’études fondamentales ont débuté au Mali dans un climat social normal et apaisé, établi grâce à un accord signé le 12 décembre 2022 entre le gouvernement et les syndicats signataires du 15 octobre 2016. Malgré des mesures de surveillance d’envergure, les élèves se disent sereins et confiants. Au total, 283 243 candidats composent le DEF et sont répartis entre 1904 centres.

Dans les centres de 500 logements de Yirimadio relevant du CAP de Banankabougou, nous avons repéré un effectif de 522 candidats, dont 7 étaient absents durant notre passage. Les premières épreuves, de 8 heures à 11 heures, concernaient la rédaction, l’histoire et la géographie. L’après-midi, c’était au tour de la dictée-question.

Pour elle, « Chacun pour soi, Dieu pour tous », il s’agit d’Armissa Hassane Mohamed, candidate à 501 Yirimadio. Certaine de réussir son examen, elle invite ses camarades à compter sur leur propre effort en évitant la tricherie et la fraude. « Nous nous sommes vraiment préparés pour les examens et avec les sujets, ce n’était pas aussi facile que de l’eau à boire, mais on ne peut pas dire que c’était aussi compliqué. Les sujets étaient impeccables. La surveillance s’est bien passée également. Je me suis préparée pendant des semaines en apprenant correctement mes leçons et en m’exerçant. Je suis impeccable dans les matières littéraires et en physique-chimie », a-t-elle déclaré.

Très timide mais confiant de décrocher son diplôme, Ismaël Abdoulaye, candidat à 501 Yirimadio, se dit à l’aise dans les matières scientifiques, notamment en mathématiques et en biologie. « Les surveillants étaient bien et les sujets étaient moins difficiles. Je suis sûr de réussir ce DEF car je me suis bien préparé en apprenant mes leçons et en faisant des exercices en classe avec nos enseignants et mes camarades pendant longtemps ».

Adama Ndao, président du centre de 501 logements, a laissé entendre que les nouveautés dans l’organisation de cet examen fondamental reposent, entre autres, sur la répartition des élèves entre les salles. Il a expliqué qu’auparavant, ils étaient 25 candidats par salle, mais cette année, ils sont répartis à 30 élèves par salle. « Nous avons un effectif total de 265 candidats, dont 135 garçons et 131 filles. Toutes les consignes établies dans le règlement intérieur ont été respectées à la lettre. Les surveillants ont reçu suffisamment de matériel à temps. Les sujets étaient d’actualité et à la hauteur des élèves. Nous avons 9 salles avec 18 surveillants », a-t-il informé.

En visitant le deuxième centre de 500 logements de Yirimadio, dont le président est Birama Diallo, nous avons appris qu’il y avait eu beaucoup d’innovations cette année. Selon lui, les examens sont généralement organisés au mois de juin, mais cette année, il y a eu une anticipation. D’après ses explications, cette particularité est due à l’année scolaire normale et apaisée à la suite des accords conclus entre le gouvernement et les syndicats signataires du 15 octobre 2016. « Cette année, nous avons 257 candidats dans notre centre, dont 7 absents, 106 garçons et 144 filles. Il y a 9 salles, chacune constituée de 29 candidats, et nous avons 18 surveillants », a-t-il affirmé.

M. Abdoulaye Samba Traoré, conseiller pédagogique en lettres au Cap de Banankabougou, a manifesté sa joie et sa fierté face à ces nombreuses innovations, notamment l’interdiction des téléphones portables dans le centre d’examen. « Auparavant, nous recevions un règlement par note, mais cette année, ce règlement a été transformé en une décision. Il est interdit aux candidats d’amener leurs téléphones portables au centre et aux surveillants d’apporter leur téléphone en salle. Ils respectent cela et il n’y a pas eu d’incident pour le moment », a-t-il déclaré.

Engagé pour superviser et maintenir le calme et la sérénité dans le centre, Amadou Cissé, superviseur de l’académie de la rive droite, a fait un constat positif sur le déroulement de l’examen dans les deux centres de 500 logements de Yirimadio. « Les deux présidents et leurs équipes font un travail remarquable. Ce matin, le directeur du CAP et le chef de quartier, accompagnés d’autres officiels, ont ouvert l’enveloppe en adressant des conseils et encouragements aux candidats pour rester calmes et compter sur eux-mêmes. Les consignes sont respectées, les sacs et les téléphones portables sont à l’extérieur de la cour et les candidats ont tous été fouillés. Par rapport aux années précédentes, il y a eu une grande amélioration », a-t-il soutenu en félicitant les présidents du centre qui, d’après ses remarques, sont très impliqués pour donner satisfaction.

Lors de notre rencontre dans son bureau au ministère de l’éducation, M. Mahamadou Keïta, directeur du Centre national des concours et examens (CNCE), a communiqué un total de 283 243 candidats au DEF cette année, répartis entre 1904 centres, dont 24 091 surveillants mobilisés. 

« À Kalaban Coura, nous avons 20 centres pour un effectif de 4620 candidats, dont 2395 filles et 2225 garçons. Au niveau des Medersa, nous avons 589 candidats, dont 328 filles et 261 garçons. Il y a 206 candidats libres, parmi lesquels 91 filles et 75 garçons. Il y a 177 salles d’examen, avec 354 surveillants », a informé Mme Togo Yakounidiou Kessiya Saye, directrice du CAP de Kalaban Coura.

Gouvernement et syndicats main dans la main pour une éducation de qualité

Les acteurs de l’éducation et leurs partenaires travaillent ensemble pour garantir le bon déroulement des examens de fin d’année et l’application stricte des mesures adoptées pour une éducation saine et prospère au Mali. «Nous saluons l’organisation de cet examen et félicitons les enseignants du Mali pour leur courage. Il est important qu’ils acceptent de faire des compromis pour permettre l’apaisement du climat social depuis le 12 décembre 2022. Nous saluons également l’ensemble du gouvernement et le département de l’éducation pour leur rôle important dans cette initiative. Après avoir visité plusieurs centres, nous sommes heureux de constater que les élèves étaient sereins et qu’il n’y a eu aucune situation particulière» a soutenu Ousmane Almoudou Touré, porte-parole du Syndicat nationale signataire du 15 octobre 2016.

Le porte-parole du Syndicat national signataire du 15 octobre 2016, Ousmane Almoudou Touré, a souligné que le ministère de l’éducation nationale a pris des mesures de surveillance pour identifier les cas de fuites, notamment en utilisant un système de codage sur les sujets. 

M. Mahamadou Keïta, directeur du Centre national des concours et examens (CNCE) a précisé que les principes qui guident le déroulement des examens de cette année ont été énumérés, et il est important de noter que ces principes s’appliquent à tous les examens organisés par le ministère de l’éducation nationale. « Aucun objet ne sera accepté dans le centre d’examen, à l’exception du stylo et de la carte d’identité de l’élève. Tous les autres documents, tels que les sacs, les téléphones et autres gadgets électroniques, doivent être laissés à la porte. En cas de perte, le ministère ne sera pas responsable, car ce document a été largement diffusé auprès de toute la communauté éducative (enseignants, parents d’élèves, élèves et personnel administratif)».

Le directeur du Centre national des concours et examens (CNCE), M. Mahamadou Keïta, a détaillé que la nouvelle décision met en garde tous les candidats afin qu’ils prennent leurs dispositions physiques et sanitaires avant d’entrer dans la salle d’examen pour éviter les sorties inutiles qui pourraient distraire les surveillants. Toute personne prise en flagrant délit de fraude sera immédiatement mise à la disposition de la justice et jugée conformément aux codes pénaux.

Le climat de collaboration entre le gouvernement et les syndicats doit être maintenu pour l’intérêt de l’école malienne et pour redorer son image.

Fatoumata Kané

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