La commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) déplore les actes d’enlèvement et de disparitions forcées, dont le plus récent de Aliou Touré, directeur de publication du journal « Le Démocrate » survenu le 6 avril dernier. Elle se dit préoccupée face aux menaces sérieuses pesant sur l’exercice de certains droits civiques et politiques, notamment les libertés d’opinion, d’expression et de presse, le respect de l’intégrité physique. La CNDH se réjouit de sa réapparition le 9 avril 2023.
Conformément à son mandat, la commission nationale des droits humains du Mali (CNDH) condamne les actes d’enlèvement, de disparition forcée; d’arrestation et détention arbitraires.
Aussi, se fondant, sur la Constitution du 25 février 1992, la Charte de la Transition du 1er octobre 2020 (modifiée), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre la disparition forcée du 23 décembre 2010, la CNDH rappelle l’obligation pour l’Etat de veiller au respect des droits et libertés. Elle rappelle que l’exercice des droits civiques et politiques constitue l’essence d’un État démocratique respectueux des droits de l’Homme.
Selon son président Aguibou Bouaré, en vertu de la convention internationale, à laquelle le Mali est partie, protégeant toutes les personnes contre les disparitions forcées, entrée en vigueur en 2010, les actes de disparition forcée peuvent être constitutifs de crimes contre l’impunité. Il a mis en garde que personne n’est à l’abri de la violation de ses droits et a invité chacun à préserver les droits humains.
Fatoumata Kané

