Le référendum s’approche à grand pas. Le processus électoral en cours requière l’implication de chaque acteur clé du pays d’où la question d’égalité genre. Journaliste et animatrice de radio, Fanta Diallo est aussi le deuxième rapporteur du comité de pilotage à la maison de la presse. Selon elle, les médias notamment les émissions de radio-télévisées animées par les femmes sont d’importantes stratégies pour influencer la population.
D’après notre interlocutrice, les femmes ont un très grand rôle à jouer dans le processus électoral et les réformes de l’Etat plus précisément les femmes de médias. Elle a expliqué que la communication est la base de tout processus surtout la réfondation d’un pays. Selon elle, pour réussir cela, il faut les médias. Elle souligne que la radio est l’outil idéal pour sensibiliser sur tout le territoire du pays.
«Tout ce qui se dit à la radio est pris comme de l’argent comptant. Tant que les gens voient à la télé ou entendent à la radio, cela veut dire que c’est concret et les gens prennent au sérieux. Je pense que des formations et ateliers doivent être organisés à l’endroit des médias, leur expliquer le processus pour qu’ils s’impliquent davantage. Quand les médias sont impliqués c’est comme si la population est imprégnée car nous sommes la bouche des sans voix» a estimé Fanta Diallo, deuxième rapporteur du comité de pilotage de la maison de la presse.
Elle a ajouté que dans le processus électoral et la réforme de l’Etat, celles qui sont les plus difficiles à atteindre, ce sont les femmes.
«Qui de mieux pour sensibiliser la femme que la femme. Nous les femmes de médias, nous sommes mieux indiquées pour sensibiliser nos sœurs à travers nos émissions de causeries débats et nos magazines radios qui sont diffusés dans les langues nationales. Toutes les femmes y sont accro à ces émissions, celle qui est au marché, au champ, dans la cuisine, partout où elles se trouvent, elles écoutent la radio» confirmait Fanta Diallo.
A son avis, tant que la femme est convaincue, elle influencera de plus ses enfants et son mari. Elle a estimé qu’il faut accentuer les communications en intégrant les langues nationales.
Fatoumata Kané

