La division des droits de l’Homme et de la protection (DDHP) de la Minusma a démarré la deuxième phase de son projet de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité maliennes. En occurrence, elle a organisé ce mardi 31 janvier 2023 une réunion de coordination avec les parties prenantes et les partenaires techniques.
Sous le parrainage du chef d’État-major, cette réunion de coordination consistait à faire un bilan de la réalisation de la première phase du projet et d’échanger sur les perspectives de la prochaine session. Ces sessions de formation s’adressent à différentes composantes des forces de défense et de sécurités maliennes, notamment les militaires, la police, la gendarmerie et la protection civile. Le projet de renforcement de la coopération avec les forces de défense et de sécurité maliennes vise à la lutter contre l’impunité et garantir le respect des droits de l’Homme au Mali.
Selon Anne Marie Dongui, représentante du directeur de la division des droits de l’Homme et de la protection, l’objectif de ce projet est de mieux outillées les forces de défense et de sécurité dans le domaine des droits de l’Homme afin qu’ils s’approprient des principes fondamentaux du droit international des droits de l’Homme dans le cadre de leurs activités pour une meilleure protection des populations civiles maliennes.
Elle précise que ce projet est initié à la demande du chef d’Etat-major général des Armées et est la concrétisation de la volonté commune des autorités maliennes et de la division des droits de l’Homme et de la protection (DDHP) de la Minusma.
Le président de la commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré a rappelé que l’objectif commun est de vaincre le terrorisme et d’atteindre la paix.
«Ces sessions de renforcement de capacités à l’intention des Famas attestent, si besoin en était, de la volonté des autorités militaires en faveur d’une meilleure protection des populations civiles sur le théâtre des opérations, malgré certains manquements sur le terrain. La lutte contre le terrorisme est bien compatible avec le respect des droits humains, singulièrement du droit des conflits ou droit de la guerre. Le respect de ces instruments juridiques internationaux s’impose à notre pays parce qu’il y a souscrit en toute indépendance et en toute souveraineté» a-t-il fait savoir.
Le président de la CNDH a salué les efforts consentis par la division de la Minusma des droits de l’Homme et de la protection (DDHP) pour l’accompagnement et la concrétisation des projets visant à promouvoir la culture de droits et de la paix.
«Dans le cadre de nos formations classiques et certifiées, nous avons initié des modules, 3 catégories de formation initiées pour les débutants. Nous avons des écoles de sous officiers de bases où ces modules sont enseignés. Le souci majeur de commandement militaire des autorités maliennes est de préserver les droits reconnus aux citoyens maliens. Nous remercions la Minusma de nous avoir accompagné dans ce projet» a indiqué le colonel major Seydou Kamissoko, représentant de l’Etat-major. Il a informé qu’une justice militaire existe depuis plusieurs années, qui permet la documentation des cas de violations de droits de l’Homme en vue d’engager des sanctions disciplinaires ou des poursuites judiciaires.
«Nous comptons sur la division des droits de l’Homme et la protection de la Minusma pour que nous puissions améliorer nos actions sur le terrain».
La première phase ayant été lancée le 10 février 2022 a touché 8 régions militaires du Mali, aux centres de formation initiale et continue de Bamako (Sénou et Samaya), Ségou, Markala, Bapho, Yanfolila, Koutiala, Banankoro, Tiby, Koulikoro et Kati.
Fatoumata Kané

