A force de flotter, le Mali risque de se noyer
Depuis 2012 le Mali traverse des moments sombres. Pire aujourd’hui, il se perd pour ne pas dire même qu’il ne voit plus le chemin. Depuis les élections législatives tenue les 29 mars et 19 juin 2020, les contestations et allégations de fraudes ont surgi. Dès lors les manifestations violentes se multiplient dans le pays d’où les deux grandes marches pacifiques du 5 et 19 juin derniers par le M5.
Cette crise malienne qui a été déclenchée par les attaques des groupes Djihadistes, s’est agrandie aujourd’hui par l’implication des acteurs de tous bords du pays.
Chaque secteur public a eu des dysfonctionnements à un moment donné. Pour revendiquer leur droit, de nombreux ont procédé par des grèves.
A force d’être mécontent, le malien semble devenu amoureux des ruelles de la place de l’indépendance car ces frustrations ont fait depuis lors l’objet de plusieurs marches pacifiques.
Ils sont des secteurs religieux, de l’opposition, de la coalition des partis politiques, sociétés civiles et tant d’autres. Une seule plainte est d’actualité, la mal gouvernance du pays.
Le mouvement du 5 juin réclame la démission du président de la république, Ibrahim Boubacar Keita et sans quoi ils déclarent qu’ils ne sont prêts à aucun dialogue. Cette réclamation a été déclaré après le relais des différents maux qui touchent chaque domaine de service tels que la dégradation économique, mauvais déroulement des élections législatives, insécurité dans le centre, la crise scolaire, la gestion de la covid-19 et tant d’autres.
La situation est sérieusement inquiétante car d’après les constats le pays est totalement à l’arrêt.
La jeunesse perd peu à peu son avenir qui est censé se nourrir d’une bonne éducation. La pauvreté et la corruption augmente le niveau. Les tensions deviennent le quotidien du peuple. Les violences conjugales se multiplient. L’inaction prend le dessus et chose qui n’arrangera pas, même les manifestants. La gestion de la crise sécuritaire et sanitaire risque de tomber dans l’oubli.
Le sujet interpelle chaque malien, jeune ou adulte, homme ou femme, intellectuels ou illettrés, chacun doit mettre sa pierre à l’édifice. Il est l’heure pour les experts d’ouvrir les bagages intellectuels, les artistes de chanter et peindre pour une accalmie, les manifestants d’accepter le dialogue, pour le président de la république de rester toujours à l’écoute de son peuple.
Il faut revenir au dialogue !
Les solutions de la gestion de cette crise ne résident pas dans les violences ni dans la résistance. Chacun doit s’égarer de son ego et son intérêt personnel pour se battre pour l’intérêt des maliens.
Les experts diront certainement que ‘’la communication est la clé de tout’’, et les savants qu’on ne règle pas une violence par une autre’’
Les peuples maliens doivent être unis et former une équipe contre l’ennemi commun et le plus meurtrier. Ces guerres inter sectorielles ne font que gagner du temps à l’ennemi qui se repositionne. Si la crise sécuritaire a fatalement perturbé les activités nationales et en régressant le pays, les décideurs et les leaders ne devraient pas en rajouter. Car ils risquent de conduire le pays à sa faillite.

