À l’approche du mois de ramadan, les autorités maliennes annoncent un dispositif renforcé visant à sécuriser l’approvisionnement national en hydrocarbures et en gaz domestique. L’objectif affiché est d’éviter toute tension sur le marché énergétique et de contenir les risques de hausse des prix durant cette période de forte consommation.
Conscient du caractère stratégique de ces produits pour les ménages comme pour l’activité économique, le gouvernement affirme avoir anticipé la demande en mobilisant des stocks stratégiques et en facilitant le flux des importations. Cette stratégie vise notamment à répondre aux besoins accrus liés à la cuisson, à l’éclairage et au fonctionnement des services essentiels.
Dans l’opinion publique, la crainte d’une nouvelle crise de carburant persistait ces dernières semaines. Plusieurs consommateurs redoutaient de revivre des pénuries susceptibles de compliquer le quotidien pendant le jeûne. Pour rassurer la population, la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) a rendu publics les derniers chiffres relatifs aux importations.
Selon les données officielles, entre le 12 et le 18 janvier, le Mali a réceptionné 875 citernes, correspondant à environ 40 millions de litres de carburant. Sur la période du 19 au 25 janvier, les volumes importés ont atteint 753 citernes, soit près de 34 millions de litres. Pour la semaine entamée le 25 janvier, 370 citernes avaient déjà été enregistrées, tandis que d’autres livraisons sont annoncées dans les jours suivants. Ces volumes, selon la DGCCC, devraient permettre d’alimenter normalement les stations-service et d’améliorer progressivement la distribution sur l’ensemble du territoire.
Les autorités accordent également une attention particulière à l’approvisionnement en gaz domestique, très sollicité durant le ramadan. Des concertations ont été engagées avec les opérateurs du secteur afin de garantir la régularité des livraisons et de prévenir toute tension sur le marché, avec en ligne de mire l’accessibilité du gaz pour les ménages.
À travers ces mesures d’anticipation et de régulation, l’État entend garantir un climat social apaisé durant le mois sacré. Les autorités affirment ainsi leur volonté de protéger le pouvoir d’achat des ménages, de soutenir l’activité économique et de préserver la stabilité sociale pendant cette période hautement symbolique.
Ousmane Mahamane
Source: Mali-Tribune

