La Haute autorité de la communication (Hac) a organisé, ce jeudi 5 février, à Bamako, une journée d’échange sur la problématique de la régulation des médias et réseaux sociaux au Mali. La rencontre a réuni professionnels des médias, autorité de régulation et pouvoir judiciaire.
A l’entame de son discours, le président de la Haute autorité de la communication, Gaoussou Coulibaly, a clarifié les objectifs de cette journée d’échange, qui ne se limite pas seulement au partage des idées. Elle se veut aussi, selon lui, « de trouver ensemble des solutions aux problèmes et difficultés ponctuels des médias dans le but de renforcer la collaboration entre les professionnels des médias ».
Cette démarche de la Hac a été bien accueillie par les acteurs et représentants des organisations professionnelles des médias présents à la rencontre. Elle vient à point nommé, a salué le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, avant d’inviter les autorités à une meilleure application des textes qui encadrent le métier de journaliste dans notre pays.
Parmi les pistes de solutions proposées par la Hac pour contrer la prolifération des fake news et des discours de haine, figurent en bonne place la veille et l’encadrement des plateformes. Ce afin de garantir un espace médiatique et numérique sain.
Avec le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr. Adama Coulibaly, les médias ont également échangé sur le cadre de la lutte contre la cybercriminalité et le nouveau code de procédure pénale, ainsi que les compétences du procureur du Pôle dans la loi portant régime de presse et délit de presse.
La délivrance de la carte professionnelle, interrompue depuis un moment, était de même à l’ordre du jour des débats.
Sur la problématique, la Hac veut apporter une solution provisoire. Face aux professionnels des médias, le président Gaoussou Coulibaly a apporté des éclaircissements sur cette démarche. « Il s’agit en attendant de l’adoption des nouveaux textes de donner une prérogative transitoire à la Hac, à l’instar de certains de ses homogènes de la sous-région pour se délivrer ce document », a-t-il expliqué. Il a assuré qu’« aucune conséquence juridique pour sanctionner un journaliste ne sera tirée de ce document, au cas où il serait mis en circulation ».
Cette prérogative de sanction liée à la carte de presse ne sera mise en œuvre par la Hac qu’après l’adoption du projet de textes en cours d’examen présentement selon l’organe régulateur, a rappelé le président Coulibaly.
Kadiatou Mouyi Doumbia
Source: Mali-Tribune

