En cette veille des fêtes de fin d’année, Bamako se pare de mille lumières et les vitrines des boutiques de vêtements et de chaussures se transforment en véritables scènes de conte de fées. Entre décorations scintillantes, musique festive et offres alléchantes, l’ambiance est à la fête, attirant une clientèle en quête de tenues élégantes malgré le marasme économique et l’inflation.
Dès le début du mois de décembre, les commerçants, notamment ceux des Halls de Bamako, redoublent de créativité pour capter l’attention des passants. Guirlandes lumineuses, mannequins habillés de tenues de soirée étincelantes : les devantures deviennent de véritables invitations à entrer.
« Chaque année, on essaie de créer une ambiance magique. Les clients adorent ça, surtout les familles avec enfants. C’est un moment où l’on vend du rêve autant que des vêtements », confie Boubacar Fomba, gérant d’une boutique de prêt-à-porter aux Halls de Bamako.
Les collections de fin d’année mettent à l’honneur les matières nobles, les paillettes, les couleurs chaudes et festives. Les robes de soirée, les costumes élégants, les chaussures vernies ou à talons hauts envahissent les rayons.
« Je viens chaque année acheter ma tenue de réveillon ici. Ils ont toujours des modèles tendance et abordables. C’est l’occasion de se faire plaisir. Mais ces dernières années, la situation économique fait que j’ai beaucoup diminué mes achats », explique Mariam, une cliente fidèle de M. Fomba.
Pour les commerçants, cette période représente un pic d’activité crucial.
« Mais depuis quelques années, au regard de la situation économique du pays, il n’y a pas assez d’engouement. Malgré cette crise, nos ventes augmentent de 30 à 40 % en décembre. C’est le moment où l’on rattrape parfois les mois plus calmes de l’année » », indique Moussa, propriétaire d’un magasin de chaussures et de vêtements.
Au-delà des achats, les clients recherchent une expérience conviviale. La musique, les sourires des vendeurs, un mot gentil font toute la différence.
« Ce que j’aime, c’est l’ambiance. Même si je n’achète pas toujours, j’aime regarder les vitrines et sentir cette atmosphère de fête », partage Fatoumata.
Ousmane Mahamane
Source: Mali-Tribune

