OCLEI: Dr. Modibo Sacko prend les rênes

Le Dr. Modibo Sacko a officiellement prêté serment ce mercredi 12 novembre 2025 devant la Cour suprême de la République du Mali, en sa qualité de nouveau président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei). Cette prestation de serment fait suite au décret n°0733/PT–RM du 31 octobre 2025, portant sa nomination à la tête de l’institution chargée de la moralisation de la vie publique.

Aux côtés du Dr Sacko, trois autres membres de l’Oclei ont également prêté serment : Mohamed Saïdou Sène, magistrat ; le colonel-major Modibo Issa Georges Keïta, magistrat ; et Mamadou Siragata Traoré, cadre de l’administration des finances.

La cérémonie, présidée par M. Fatoma Théra, président de la Cour suprême, s’est déroulée dans une atmosphère solennelle. Dans son allocution, le haut magistrat a tenu à rappeler aux nouveaux responsables la lourde responsabilité morale et institutionnelle qui leur incombe. Il a souligné le rôle stratégique de l’Oclei dans la promotion de la transparence, la prévention de la corruption et la consolidation de la bonne gouvernance publique.

Les quatre personnalités nommées exerceront un mandat de quatre ans, renouvelable une fois, conformément aux textes en vigueur, qui prévoient un renouvellement par moitié du Conseil de l’Oclei à chaque mandature.

L’événement a enregistré la présence du président par intérim de l’Oclei, M. Seïdina Oumar Diarra, des autres membres du Conseil ainsi que des chefs de service de l’institution.

Magistrat de carrière, le Dr. Modibo Sacko est titulaire d’un doctorat en droit. Il a occupé plusieurs hautes fonctions dans la magistrature, dont celle de président de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Sa nomination à la tête de l’Oclei suscite de nombreux espoirs quant à un nouvel élan dans la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali.

Créé en 2015 et rendu opérationnel en 2017, l’Oclei a pour mission de mettre en œuvre les politiques de prévention, de contrôle et de lutte contre l’enrichissement illicite, en coordination avec les structures nationales, régionales et internationales. Son action s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités maliennes de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion publique.

Source: Oclei

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