Selon le directeur national adjoint, Mamadou Moctar Sow, le Mali est un pays d’élevage par excellence, la ressource en cheptel au Mali est très importante. Il rappelle que notre pays exporte principalement les bovins. Ils partent vers la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Sénégal. Une faible quantité va aussi vers le Niger et la Mauritanie.
M. Sow explique que les retombées pour notre pays sont multiples. « Si on parle de l’exportation sur pied, il y a d’abord les recettes d’exportation en devises, c’est-à-dire les marchands vont à l’extérieur avec des animaux vivant et ils rentrent avec les devises. Chaque année, le Mali exporte des dizaines de milliards en matière de recettes, des devises qui inondent l’économie malienne ».
En termes de revenus des éleveurs, il affirme que les marchands de bétails gagnent plus. « Il y a aussi les effets multiplicateurs dans notre économie rurale. Le monde rural, c’est les ventes des exportations. Quand ils vont amener les devises ce sont ces devises qui servent à faire certains travaux, certaines dépenses des familles rurales, donc elles contribuent fortement, ça crée des emplois directs ou indirects. Il y a aussi les recettes fiscales et douanières ».
M. Sow signale que les exportations de bétails contribuent présentement à hauteur de 14 % à 15 % du PIB du Mali. En 2022, les devises d’exportation du cheptel vers ces pays-là, se sont chiffrées à peu près à 62 milliards de F CFA. Il note aussi le côté défavorable en termes des retombées. « Quand on exporte, on perd les sous-produits d’abattage ; à savoir : la corne, la peau et autres parties qui sont aussi un maillon très important pour l’économie malienne. Donc il y a des avantages et des inconvénients. Les devises rentrent mais en termes d’économie, le Mali perd ses sous-produits d’abattage ».
Concernant le fonctionnement des marchés à bétail, Mamadou Moctar Sow souligne qu’ils sont structurés. Ils sont organisés en faîtière, notamment la Fédération des groupements interprofessionnels du bétail et de la viande (Fébevim) qui est composée par trois familles : les producteurs, les marchands les transformateurs. « Les marchands de bétail sont érigés en coopérative de gestion et les marchés à bétail sont gérés par cette coopérative ».
Chaque marché à bétail est géré par un comité de gestion de marché à bétail présidé par un comité par rapport à la gestion du marché. Ces marchés sont approvisionnés par des marchés secondaires. Il y a des marchés frontaliers qui sont approvisionnés par les marchés secondaires et tertiaires.
Ce sont ces différents marchés qui approvisionnent les marchés frontaliers ou par l’exportation. « Ici à Bamako, on a deux gros marchés à bétail, il s’agit de Niamana et Kati-Drall, ces deux marchés sont aussi gérés par un comité de gestion et les exportations se font directement depuis ces marchés », conclut M. Sow.
Ibrahima Ndiaye
Source: Mali-Tribune

