KADIA DIALLO: Un quotidien consacré aux voix publiques

Kadia Diallo exerce le métier d’agent d’entretien depuis plus de 4 ans. Elle balaie les goudrons et voies publiques de la capitale six jours par semaine. Elle nous parle de son quotidien.

Chaque matin, Kadia se réveille à 4 h 30. Elle prie et satisfait aux petits besoins de sa famille. Elle cuisine le repas de midi avant de quitter son domicile à 11 h. Habitant Sénou, elle rejoint l’agence qui l’emploie en ville. Chaque jour, Kadia et tous les autres agents d’entretien se réunissent au service avant d’être déployés sur leur lieu de travail.

Exerçant dans le secteur depuis plus de quatre ans, Mme Diallo a un emploi du temps bien changé. Elle travaille du lundi au samedi. « Chaque semaine, nous partons dans un lieu différent. Par exemple, cette semaine, nous avons commencé à balayer au niveau du rond-point de Sénou. Nous devons continuer là où nous nous sommes arrêtés la veille. L’objectif  est d’arriver au niveau du premier pont avant la fin de la semaine. La semaine suivante, nous partons vers l’autre côté du pont », explique Kadia.

Kadia n’a pas eu la chance d’aller à l’école. Cependant, le métier d’agent de surface lui permet aujourd’hui de gagner sa vie. Un travail dur et sans relâche. « Nous travaillons 8 h par jour. Nous sommes payés à 3000 F CFA par jour. On se débrouille avec ce salaire qui nous permet de subvenir à nos petits besoins. Tout le monde sait que la vie est dure et c’est mieux que de voler », déclare-t-elle.

Elle poursuit : « L’heure du travail dépend de nous. En tant qu’épouse, j’ai choisi la journée. D’autres collègues choisissent la nuit ».

Chaque travail a une difficulté. Kadia Diallo nous confie qu’elles ont du mal à travailler paisiblement à cause des mauvais conducteurs qui, parfois, percutent certains agents d’entretien.

Nanaissa Babana Diallo

(stagiaire)

Source: Mali-Tribune

Laisser un commentaire