Taux de réussite au DEF 2024 : 44,46% au Mali

Les résultats de l’examen du Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF) session juin 2024 ont été proclamés ce vendredi 19 juillet 2024 annonçant l’admission de plus de 137 182 500 élèves sur 349 080 candidats. Les trois premiers nationaux ont été reçus en grande pompe au Ministère de l’Éducation nationale dès l’après-midi. 

Admise avec 18, 57 de moyenne, Sira Traoré est la première nationale de l’Académie d’Enseignement de Bamako Rive Gauche. Elle était accompagnée du deuxième national Amadou Mamary Camara de l’Académie d’Enseignement de Kati (Prytanée Militaire), avec une moyenne de 18, 54 et du troisième Konimba Traoré avec une moyenne d’admission de 18,15, aussi de l’Académie d’Enseignement de Rive Gauche.

Nous notons aussi Michel Mamadou Nouhando, premier de l’académie d’enseignement de Bamako rive droite avec une moyenne de 17,65. 

Le département et les différentes académies d’enseignement ont organisé respectivement une cérémonie de délibération glorifiant ainsi les admis et les meilleurs élèves.

Ainsi le taux national de réussite au DEF, session de juin 2024 est de 44, 46%.

C’était un moment de soulagement et de joie pour nombreux élèves et leurs familles car ce diplôme est un jalon important dans le système éducatif malien qui prépare les jeunes à poursuivre leur parcours éducatif et professionnel.

Brillant dans les disciplines littéraires, Idrissa Fofana n’est pas surpris de son admission, exprimant sa joie et sa fierté, il était accompagné de sa maman pour vérifier son nom sur la liste.

«Nuit et jour, je révisais mes leçons. J’ai abandonné mes jouets pour me consacrer à mes études. J’étais convaincu que mes efforts ne seraient pas vains » se vantait-il. 

Sa mère, toute contente, a encouragé les candidats malheureux en leur invitant à redoubler d’efforts pour l’année prochaine.

Pour M.Tounkara Ousmane, l’élève sait très bien s’il sera admis ou pas car il est conscient de son travail accompli. «Les enfants d’aujourd’hui, dès le DEF, commencent à relacher. Ils accordent une plus grande importance aux réseaux sociaux et même leurs cours ne sont plus recopiés correctement. Ils prennent plutôt des images, dommage…» regrette-t-il.

Grâce aux nouvelles mesures prises par les autorités de l’éducation contre les fraudes à l’examen, de nombreux élèves sont désormais dans l’obligation de resserrer les ceintures afin de décrocher leur diplôme.

Fatoumata Kané

Laisser un commentaire