Meurtres, mutilations, recrutement et l’utilisation juvénile constituent les différentes types de violations graves à l’égard des enfants perpétrées dans le centre du Sahel, d’après la déclaration du Directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Gilles Fagninou. Il condamne l’assassinat de plus de 1 400 personnes au cours des trois premiers mois de 2024.
Derrière chacun de ces chiffres, se cache une vie, une histoire humaine.
Dans sa déclaration, le Représentant de l’Unicef révèle une hausse croissante des violations de droits fondamentaux des enfants au Sahel central qui compose le Mali, Burkina Faso, et le Niger due à l’instabilité sécuritaire qui prévaut dans ces pays.
«La hausse inquiétante des incidents violents dans la région du Sahel central en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Mali, Niger), y compris les meurtres d’enfants, doit cesser si l’on veut que les enfants réalisent leurs droits fondamentaux à la vie en vertu de la Charte africaine des Droits et du bien-être de l’enfant et de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant» a défendu Gilles Fagninou, Directeur régional de l’Unicef.
D’après lui, les civils doivent être protégés contre toutes les formes de violence principalement les communautés vivant dans les zones de conflits car les enfants récoltent en premier les pots cassés.
« Au cours des trois premiers mois de 2024, près de 1 400 personnes ont été rapportées tuées lors d’incidents violents dans le centre du Sahel, un chiffre en constante augmentation ces dernières années et qui est en hausse de 66 % par rapport au même trimestre de l’année dernière » a-t-il rapporté.
Il a indiqué plus de 70% de violations graves de types: maltraitance d’enfants survenue en 2023 et augmenté à 130 % entre octobre et décembre 2023 par rapport aux trois mois précédents.
L’Unicef appelle toutes les parties impliquées dans la crise actuelle au Sahel central à mettre fin à toutes les formes de violence, de meurtre et de maltraitance des enfants, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international.
Fatoumata Kané

