COP28 À DUBAÏ : LE MALI DÉFEND LES INTÉRÊTS DU SAHEL

Démarrés le 30 novembre 2023, les quatre premiers jours de la conférence des parties sur le climat des Nations-Unies(COP28) ont permis la mobilisation de plus de 57 milliards de dollars pour lutter contre les problèmes du climat. La délégation malienne dont à la tête le ministre de l’environnement, Mamadou Samaké, a sur les lieux 13 projets sur la protection du climat.

A l’entame des négociations entre les parties du monde, un montant de 725 millions de dollars ont déjà été promis pour constituer le fonds Pertes et Dommage et 3,5 milliards de dollars ont été annoncés pour reconstituer le Fonds vert pour le climat.

Le Mali étant l’un des pays africains à créer son propre fond vert, a prévu la mobilisation d’importants financements auprès des investisseurs pour environ 13 projets sur la sécurité climatique dans la région du Sahel.

«L’Afrique est le continent le plus vulnérable et en Afrique c’est le Sahel qui est la zone la plus vulnérable par rapport aux conséquences des changements climatiques. Il faut que cette spécificité du Sahel soit reconnus par les acteurs du climat et en conséquent que nous puissions recevoir les financements nécessaires pour pouvoir accompagner nos projets de développement pour renforcer la résilience des populations qui subissent les conséquences des changements climatiques» a affirmé Mamadou Samaké, ministre de l’environnement de l’assainissement et de développement durable. 

Il a informé que le gouvernement a aussi lancé le processus d’accréditation aux fonds verts pour un certain nombre de structures. 

Mettre la santé au cœur des actions climatique, a été un aspect particulièrement abordé. Le Colonel Assa Badiallo Touré a indiqué que le Mali a souscrit à la déclaration de la Cop28 sur la santé après un examen attentif. Cette déclaration recommande une augmentation du budget alloué au climat, à la santé sur le plan national et avec les partenaires.

Dr Togola Ibrahim, président de Mali Folkecenter Nyetaa, une organisation non gouvernementale au niveau national et du Reso Climat Mali a affirmé que la question du climat est commune et à son avis l’éducation environnementale est un facteur clé pour faire face aux menaces de la planète. Il considère que l’Afrique est un continent résilient qui doit apprendre à valoriser ses ressources humaines telles que les paysans, éleveurs, agriculteurs et bien d’autres.

Les thématiques de la Cop28 sont axées entre autres sur la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables; le dédommagement des pays les plus fragiles face aux changements climatiques; les projets finances-climats; la question du méthane et la question alimentaire.

«L’ambition de maintenir l’augmentation de la température globale à 1,5, est encore possible. Mais si nous n’agissons pas maintenant, cette ambition ne sera plus respectée et ce sera dommage pour l’humanité entière» a déclaré Mamadou Samaké, ministre de l’environnement, du Mali.

En dépit d’être ressortissant du pays le plus grand producteur de pétrole, le président de la Cop28, Sultan Al Jaber  se dit favorable à la limitation du réchauffement climatique de 1,5° au cours des 7 prochaines années. 

Les Émirats arabes unis ont lancé un fonds de 30 milliards de dollars pour les financements privés dans les pays du Sud.

Quant à l’opérationnalisation du nouveau Fonds pour les pertes et préjudices,  le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué cette décision en disant qu’il s’agit d’un « Outil essentiel pour assurer la justice climatique ».

Les pays parties prenants au Cop28 sont tous unanimes sur l’élimination des énergies fossiles vers la transition énergétique. A cet effet les grands industriels internationaux ont été interpellés d’amorcer la transition vers les énergies renouvelables pour la protection de l’environnement.

Le ministre de l’environnement, Mamadou Samaké, a informé qu’au cours de ces négociations, une attention particulière a été portée sur l’agriculture familiale en termes d’assistance. Il s’agit de rehausser le niveau technologique de ces agriculteurs pour augmenter leur productivité mais aussi protéger l’environnement.

Fatoumata Kané

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