Après le démantèlement d’un réseau de falsification de plus de 5128 inscriptions au sein de de la faculté des lettres et science du langage, les étudiants sans dossiers au niveau du décanat, ont été exigés par le rectorat à se réinscrire avant la fin de cette semaine. Malheur à ceux qui n’ont pas leur nom sur la liste réelle après avoir payé la totalité des sommes exigées. Néanmoins, un administrateur du service scolaire vient d’être licencié pour avoir participé à cette fraude et le comité de vérification poursuit son enquête.
Certains étudiants ont bel et bien versé l’argent de l’inscription mais qui a été aussi détourné. Ils sont obligés de se réinscrire malheureusement.
La réinscription qui a été ouverte à l’intention de ces étudiants, est jugée comme une mesure extrême par certains anciens responsables de l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEMS) de la FLSL.
« C’est une situation déplorable qui ne devrait pas être traitée ainsi. Le problème devait être bien analysé afin de trouver une solution adaptée car des gens sont inscrits normalement, qui ont leur nom sur la liste, mais qui n’ont pas leur dossier au niveau de la scolarité. C’est une situation qui n’honore pas vraiment le décanat. Je suis surpris, c’est ma première fois de voir de pareille situation au sein de la faculté. J’ai été secrétaire général, mais cela ne m’empêche d’être honnête. En tant que membre de l’AEEM, nous sommes là pour les étudiants et sans eux, il n’y aura pas de comité. C’est notre rôle de veiller à la bonne condition des étudiants et nous ne devons pas poser des actes qui les obligent à payer injustement. Il ne faut pas couvrir qui que ce soit dans cette affaire qui touche toute une faculté » a déploré Seydou Touré, ancien secrétaire général du comité AEEM de la FLSL.
Il invite les responsables de l’Université à interpeller tout membre impliqué dans cette corruption car selon lui les étudiants n’ont pas à payer les pots cassés de l’AEEM.
Le top secret dévoilé se partageait dans le bureau N° 225 en haut de l’administration…
En effet, une étudiante avait été aperçue avec deux bulletins d’inscriptions signés à la même date et de la même licence. Dès lors une commission de vérification composée de six membres, a été mise en place. A deux semaines, ils ont découvert des indices et documents palpables pouvant retracer ce réseau. D’après l’enquête du comité, le service de la scolarité et la compatibilité avec l’aide de certains membres de l’AEEM de la faculté y sont fortement impliqués. Un groupe avait été créé spécialement pour effectuer ces inscriptions clandestinement et en dehors du service de la scolarité pour éviter moindre soupçons. Après leurs opérations dans le bureau de 225, ils arrivaient à infiltrer le nom de leurs clients sur la vraie liste des étudiants et se partageaient les sommes.
Parmi le chiffre indiqué par le rectorat de l’université des lettres, 5128 étudiants dont certains professionnels ont payé uniquement 5000 francs au lieu de 50 000 francs exigés et le reste n’ont pas de dossiers justificatifs au niveau du décanat.
Fatoumata Kané

