Ces groupes avaient suspendu leur participation dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Le dimanche 26 février 2023, le président Abdelmadjid Tebboune leur reçoit en Algérie pour une éventuelle sortie de “l’impasse” et de “statu quo”. Les maliens se demandent ce que prévoit le président algérien.
Le président de l’Algérie Abdelmadjid Tebboune, en recevant les « Mouvements politiques de la République du Mali», a réitéré son engagement pour sortir le Mali de «l’impasse» et «à une entente sur la diligence d’un élan commun avec des garanties plus strictes ».
Selon un porte-parole des mouvements politiques maliens, cette rencontre a permis de souligner l’engagement ferme de l’Algérie en faveur d’une « nouvelle dynamique de paix dans la région ».
La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a dit avoir évoqué dans un communiqué, ses attentes et ses priorités et élaborer « des pistes de solutions pouvant aider à sortir de l’impasse et du statu quo actuel ».
Il faut rappeler que l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger prévoit des mesures de décentralisation et l’intégration d’ex-rebelles dans l’armée nationale et en cours de réalisation divise les parties maliennes.
Cependant, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a annoncé en décembre, de suspendre sa participation à l’application de l’accord présentant comme argument « l’absence persistante de la volonté politique » des autorités de la transition.
Une médiation internationale, avec l’Algérie dans un rôle prééminent, s’emploie depuis des semaines à rapprocher les parties. C’est dans cette logique que le président algérien Abdelmadjid Tebboune aurait reçu dimanche dernier à Alger les chefs et les représentants des « mouvements politiques de la République du Mali ».
Depuis le 20 Février 2023, une délégation du CSP-PSD séjournait à Alger pour les consultations avec le chef de la médiation internationale sur l’évolution de l’accord d’Alger signé en 2015.
Bien avant cette rencontre, les débats sur le contenu et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, avaient pris le devant de l’actualité. La vidéo d’Amadou Abert Maïga, membre du conseil national de la transition prédisant une guerre entre les forces armées et les groupes armées signataires avait fait le buzz sur les réseaux sociaux il y a deux semaines. Un autre membre du CNT affirmait ceci «Pour moi, l’accord d’Alger est fini. Les signataires ont affirmé qu’ils suspendent leur participation».
Pour Me Cheick Oumar Konaré, cet accord d’Alger été signé sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keita, le coup sous la gorge.
Fatoumata Kané

