L’Union africaine a réaffirmé sa position, dimanche 19 février en clôture de son 36ème sommet. La veille, la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait aussi déclaré au cours d’une réunion extraordinaire que les trois pays gouvernés désormais par un pouvoir militaire resteront sanctionnés et a imposé aux membres des différents gouvernements des interdictions de voyage.
L’union africaine a maintenu sa position « tolérance zéro » face aux prises de pouvoir anticonstitutionnelles.
« L’Union africaine maintient qu’elle ne tolère, en aucun cas, les méthodes non démocratiques pour accéder au pouvoir politique» a rappelé Bankole Adeoye, commissaire paix et sécurité de l’Union africaine.
Il faut rappeler que le 10 février 2023, le Mali, Burkina Faso et la Guinée avaient plaidé pour la levée de leur suspension dans les instances de décision de l’Union africaine.
Par ailleurs le responsable de paix et sécurité de l’UA a promis sa disponibilité à mobiliser des ressources humaines, techniques ou financières en vue de refonder le secteur de la sécurité de ces trois pays confrontés à une crise mulitidimentionelle relative au terrorisme.
Quant au président de l’UA, Moussa Faki Mahamat, il appelle à privilégier « les sanctions individuelles » pour dissuader ces pays procédant à des changements de pouvoir anti démocratique afin d’éviter que les intérêts de la population soient touchés par ces sanctions générales.
Le maintien des sanctions contre les trois pays a été déclaré dans un communiqué de presse signé par le chef d’Etat de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo,président de la Cedeao.
Pour rappel, ces trois pays avaient été suspendus par la CEDEAO après le renversement du pouvoir constitutionnels en 2020, 2021 et 2022.
Fatoumata Kané

