JUSTICE TRANSITIONNELLE ET DROITS HUMAINS: AMDH évalue les étudiants 

Du 30 au 9 février 2023, les candidatures sont ouvertes. Le président de l’AMDH et son équipe ont procédé hier, 24 janvier 2023,  au lancement du  concours entre les étudiants en droit et en sociologie sur le travail de la commission vérité, justice et réconciliation (CVJR). Organisée dans l’amphithéâtre de la faculté des droits publics (FDPU), cette initiative rentre dans le cadre du projet «Soutien de la société civile au processus de la justice transitionnelle au Mali».

Ce projet initié par l’AMDH vise à mobiliser les professeurs, les étudiants et les organisations de la société civile (OSC) et les populations à soutenir les réalisations de la commission, vérité, justice et réconciliation en vue de contribuer à l’instauration de la paix au Mali par le biais de la justice transitionnelle. 

Moussa Moïse, vice doyen de la FPU soutient que ce concours vise à faire connaître, en milieu universitaire à travers des articles de 4 pages, les travaux et le mandat de la CVJR et la partition  que doivent jouer les sociétés civiles, les étudiants les professeurs et les populations pour la réussite du processus de justice transitionnelle. 

«C’est de tester leur connaissance pour voir si les étudiants connaissent la CVJR, ses missions, travaux et recommandations. Le mandat de la CVJR est expiré le 31 décembre 2022. La CNT a pris une loi pour fixer les régimes des indemnisations. Le but est de vulgariser auprès des autorités les missions et les fortes recommandations qu’a laissé la commission » a expliqué  Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.

Pour lui le rôle de la CVJR est crucial car le Mali sort d’une crise et tous les problèmes ne peuvent pas être traités par des méthodes judiciaires. 

« Il faudrait souvent qu’il y ait des pardons entre les maliens pour que les cœurs et les esprits puissent se réconcilier. Une des composantes de la justice transitionnelle est de faire comprendre que tout ne peut être résolu par les moyens judiciaires. Il faudrait aussi que les maliens avouent leur faute afin que la victime puisse comprendre et accepter le pardon »a-t-il dit.

Il indique qu’en réalité le vrai rôle de la CVJR est méconnu des maliens.

Fatoumata Kané 

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